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Mohamed Diarré, ministre d’État de l’Économie parle de l’économie, Ebola et les investisseurs | Ambassade de Guinée au Canada

Mohamed Diarré, ministre d’État de l’Économie parle de l’économie, Ebola et les investisseurs

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L’épidémie de fièvre hémorragique Ebola, ses répercussions sur l’économie, la perception de la Guinée en ces temps d’épidémie à l’étranger, la croissance économique et l’inflation, voici des sujets que Guinéenews© a abordés dans cet entretien téléphonique avec le ministre d’État, chargé de l’Économie et des Finances Mohamed Diarré qui se trouve actuellement en mission à Washington DC. Lisez :

Guinéenews© : Avec tous ces projets, l’avenir s’annonce prometteur. Cependant aujourd’hui en Guinée, il y a un problème sanitaire préoccupant, il s’agit de l’épidémie de fièvre Ebola. Vous-êtes en ce moment à l’extérieur… dites-nous comment la Guinée est perçue pour ces nombreux investisseurs qui entendent venir investir en Guinée mais qui ont peur de rentrer à cause de cette épidémie et qu’avez-vous à leur dire ?

Mohamed Diarré : Comme on le sait, le monde est un peu un village planétaire. Ce qui se passe ici est instantanément connu partout à ailleurs. Et donc, les mesures qui ont été prises par le gouvernement et l’accompagnement des partenaires technique et financier, des ONG, de MSF, de l’OMS…, ont permis de circonscrire avec succès l’évolution de la maladie. Les premiers jours, oui, il y avait énormément de crainte, d’hésitation. Mais aujourd’hui, au fur et à mesure…et partout où je suis passé, j’ai commencé par cette fièvre épidémique Ebola et expliqué quelles sont les dispositions que le gouvernement a eu à prendre, comment on est parvenu à limiter la propagation de la maladie. Au début de la semaine passée, il y avait peut-être quelques petites craintes mais, je pense qu’aujourd’hui, elles se sont fortement dissipées. Le monde entier y compris ces investisseurs est au courant de tout ce qui se passe en Guinée par rapport à la situation évolutive de cette maladie. Parce qu’il y a des reportages que des médias tournent à partir de Conakry et de l’intérieur du pays. Et tout de suite, j’étais au département du Trésor et je leur ai dit que dans quelques semaines, l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola va être un vieux souvenir, et pour nous et pour tous ceux qui s’intéressent à la Guinée. Donc, le plus important message que l’on peut transmettre aujourd’hui consiste à dire que le gouvernement et ses partenaires ont pris des mesures qui ont permis de stopper l’évolution de la maladie. Ensuite, le fait même qu’en langues nationales, la sensibilisation sur l’hygiène et les comportements a été accentuée dans le pays, a été bien appréciée par là.

Guinéenews© : Au plan interne, il y a des investisseurs, même si cela est à une proportion réduite, qui ont plié bagages en attendant que la situation ne redevienne normale. Quel est l’impact de ces départs dus à l’épidémie sur les recettes du pays, autrement dit quelle évaluation faites-vous en ?

Mohamed Diarré : Aujourd’hui, on ne peut évaluer cet impact. Ce que je sais, c’est que quand je suis arrivé à Washington, j’ai reçu le rapport sur l’exécution budgétaire du 31 mars. Qu’est-ce qui s’en est dégagé ? Il s’est dégagé que la Douane a dépassé l’objectif prévu au 31 mars. Ce qui veut dire que l’économie quand même a commencé une bonne dynamique en 2014. L’effet de cette fièvre est un peu un feu de paille. C’est au début où il y a eu la grande crainte mais avec les mesures prises, la situation commence progressivement à redevenir normale et j’espère que cela va se poursuivre. Pour le moment, je ne peux pas faire une évaluation précise sur l’impact de cette maladie sur l’économie.

Guinéenews© : En tant que ministre de l’Économie et des Finances, dites-nous comment se porte aujourd’hui l’économie guinéenne ?

Mohamed Diarré : Comme je le disais tantôt, l’économie guinéenne a été fortement secouée l’année dernière. Cette année, nous avons mis en place des dispositifs pour une meilleure relance des activités économiques et également pour permettre aux entreprises qui veulent investir en Guinée de bénéficier des allègements fiscaux des mesures incitatives qu’on a fait passer dans le budget 2014 au CNT à l’époque…Nous pensons qu’avec des engagements aussi pris par les bailleurs de fonds et les investisseurs à Abu Dhabi, que ce soit dans le secteur privé ou public et aussi la tendance, que ce soit l’inflation en janvier et février, comparée à décembre qui a baissé à 10,2 pour cent par rapport à 10,5 pour cent et surtout le niveau de recouvrement des recettes ainsi que toutes les mesures de coordination mises en place de même que le début de tous les travaux routiers, le plan d’urgence qu’on est en train de finaliser dans le secteur de l’énergie sans oublier le soutien à l’agriculture, l’amélioration du climat des affaires, la mise en place d’un plan d’action soutenu par la SFI, je pense que tout ceci donne un élan à l’économie. Bien sûr ce n’est pas un travail facile, la réduction de la pauvreté… je reste confiant que la dynamique amorcée avec le début de la Session des lois de l’Assemblée nationale, avec une accalmie sur le front sociopolitique, est un gage très rassurant pour l’année 2014.

Guinéenews© : Avec cette dynamique en vue, vous le dites avec confiance, l’espoir est permis. Est-ce que cela voudrait dire que la prévision en termes de taux de croissance pour cette année, sera atteinte donc ?

Mohamed Diarré : Nous pensons que si les engagements pris à Abu Dhabi par les bailleurs de fonds et les investisseurs privés et si tel que l’on prévoit la poursuite du projet Simandou et aussi les autres investisseurs qui se décident petit à petit à venir en Guinée, les projections peuvent être atteintes en 2014 voire, à défaut de les doubler, dépassées.

Guinéenews© : Vous tablez autour de quel chiffre précisément pour cette année ?

Mohamed Diarré : On a prévu un taux de croissance de 4, 5 pour cent en 2014 avec une baisse de l’inflation à 8,5 pour cent en fin d’année.

Guinéenews© : Avez-vous un dernier mot ?

Mohamed Diarré : Mon dernier est un mot d’espoir. Je crois comme le dit cet adage, ‘’après la pluie, c’est le beau temps’’. Le fait qu’on ait bouclé la transition politique, les engagements pris par les uns et les autres, que ce soit dans les secteurs privé et public pour la Guinée, commencent à être réalisés. Je pense qu’on a vraiment des raisons de garder espoir surtout que la dynamique amorcée dans le cadre de la réduction de la pauvreté et même de la création d’emplois, synonyme d’augmentation de revenus, est assez encourageante.

Entretien téléphonique réalisé par Camara Moro Amara - Guinéenews, 18 avril 2014

Publié le Vendredi 18 avril 2014 dans Revue de Presse
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