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Mme Souaré Suzanne, une Allemande qui a fait un quart- siècle en Guinée à Guinéenews (des extraits) | Ambassade de Guinée au Canada

Mme Souaré Suzanne, une Allemande qui a fait un quart- siècle en Guinée à Guinéenews (des extraits)

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Guinéenews© : Qui êtes-vous ?

Mme Souaré Susanne : Je suis venue en Guinée pour la première fois vers 1986- 1987. J’étais une étudiante en ethnologie à l’époque et je voulais faire une recherche sur la vie de la femme musulmane au Foutah Djallon. Je l’ai fait à Yembering dans la préfecture de Mali dans le cadre d’une collaboration entre le Département d’Ethnologie de l’Université Libre de Berlin et celui de Sociologie de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Mon futur époux, Aboubacar Souaré, était à l’époque professeur de Sociologie dans cette université et moi étudiante. C’était dans ce cadre que j’ai fait sa connaissance. Plus tard, nous nous sommes mariés il y a de cela 20 ans et nous avons par la suite effectué des recherches et travaillé ensemble dans un projet d’autopromotion de la coopération allemande en Guinée-Bissau.

Guinéenews© : Aujourd’hui, que faites-vous sur le terrain ?

Mme Souaré Susanne : Depuis 2008, j’évolue en Guinée dans un projet de la coopération guinéo- allemande appelé « Renforcement de la Paix et Prévention des Conflits » (RPPC). Ce projet est le résultat d’un partenariat entre une ONG guinéenne, l’Organisation de défense des droits de l’homme et du citoyen (OGDH) et une ONG allemande, le Service pour la paix mondiale (WFD). Entre autres résultats, nous avons créé un grand réseau d’acteurs de paix en Guinée avec en tête la Coalition Nationale pour la Paix en Guinée (CNPG) représentée dans les huit régions administratives par des Cercles d’Orientation pour la Consolidation de la Paix en Guinée (COC-Paix).

En 2012, nous avons engagé la deuxième phase du projet sous le nom « La Baïonnette Intelligente » qui est un principe adopté par le Camp Alfa Yaya par suite de formations réalisées par l’OGDH sur les droits de l’homme et les principes du maintien d’ordre dans les années 90.

« La Baïonnette Intelligente » s’inspire de l’article 6 de la constitution guinéenne qui stipule que « Nul n’a le droit d’exécuter un ordre manifestement illégal ». L’objectif est d’accompagner le gouvernement guinéen dans la mise en œuvre de la Réforme du Secteur de Sécurité entreprise en 2010 et dans la construction d’un État de Droit qui est à la base de toute démocratie. Il s’agit, en un mot, de promouvoir la paix et la démocratie à travers la promotion de la coopération entre civils et militaires.

Guinéenews© : Connaissiez-vous la Guinée auparavant ? Qu’est-ce qui vous a motivé à venir faire vos recherches en Guinée ?

Mme Souaré Susanne : J’étais intéressée dans mes études aux pays d’obédience musulmane et aux sujets portant sur le quotidien des femmes. La femme musulmane était ma spécialisation. J’étais souvent en Turquie pour voir la pratique de l’islam, je parle le turc.

Mais quand la Guinée s’est ouverte au reste du monde après la mort de Ahmed Sékou Touré, je connaissais un ethnologue guinéen, Tirmiziou Diallo, qui animait des séminaires à l’Université Libre de Berlin. Ces cours m’intéressaient parce que « l’Islam noir » c’était une découverte pour moi. Ainsi, j’ai eu la possibilité de comparer l’Islam en Afrique de l’Ouest, par exemple les Qadiriya et les Tidjaniya, avec l’Islam des confréries soufistes en Turquie. Le soufisme en Afrique m’a attiré, je voulais en savoir plus.

Les conditions de vie de la femme en Afrique de l’Ouest constituaient mon deuxième centre d’intérêt. En effet un groupe d’étudiantes en Ethnologie avait déjà traité différents aspects de la situation de la femme en Guinée. Certaines ont même réalisé un petit film là-dessus. Mais il n’y avait personne pour s’occuper des aspects religieux, bien que l’influence de l’islam sur la vie des Guinéennes et des Guinéens remonte à des siècles. C’est ainsi que je me suis engagée pour combler ce vide.

Guinéenews© : Comment la découverte de la Guinée a-t-elle commencé pour vous ?

Mme Souaré Susanne : J’ai lu l’Enfant Noir de Camara Laye et d’autres livres littéraires sur la Guinée. Parallèlement, j’ai commencé à apprendre la langue pular auprès d’un ami guinéen, Barry Béla, à Berlin.

Guinéenews© : Donc, parlez-vous couramment le pular ? Si oui, est-ce facile pour vous ?

Mme Souaré Susanne : Je parlais mieux le pular autrefois qu’aujourd’hui. Je voudrais parler le pular aussi bien que mon mari parle l’allemand. Malheureusement, j’ai échoué parce que la prononciation du poular est très difficile pour un étranger. Nos enfants me parlent souvent en pular, je comprends, c’est bien, mais m’exprimer est encore assez difficile.

Guinéenews© : D’où réside votre difficulté ?

Mme Souaré Susanne : Déjà le mot “Paix” : « Bhuttu » est très délicat. Quand je le prononce, je risque de tomber dans un autre mot : « Buttu » (elle éclate de rire), qui n’est pas ce que je veux dire. Il y a beaucoup de mots délicats pareils. J’ai relâché l’apprentissage parce que nos enfants doivent apprendre le français pour l’école. Ainsi à la maison, nous préférons parler en français. Mais les grandes discussions en famille, surtout les sujets émotionnels, se passent en pular. Je suis habituée à cette langue, je l’aime bien, je la comprends assez bien. J’ai même collecté des « Tindi « (proverbes/maximes) en pular parce que j’aime beaucoup la sagesse des Peuhls et du Pulaaku, qui transparaît dans les conseils qu’on donne aux jeunes et qui émaillent les conversations quotidiennes. Comme le système de pensée et de philosophie de l’écrivain Amadou Hampathé Bah. Je voudrais bien parler cette langue mais je ne réussis pas.

Guinéenews© : Comment avez-vous trouvé la Guinée après recul ?

Mme Souaré Susanne : J’étais en Guinée pendant les élections présidentielles dans le cadre du projet. J’ai constaté en 2010 une grande libération d’esprit, un grand enthousiasme surtout de la jeunesse qui sortait dans les rues pour danser, fêter, s’exprimer, critiquer et lutter pour la « première élection libre et transparente » comme on avait pensé. C’était vraiment un événement, on a beaucoup espéré que tout serait mieux désormais. J’ai fait des documentations en photos, j’ai collecté les programmes des partis, les affiches, les T-shirts, casquettes, les badges… J’ai fait une exposition de tous ces objets à Berlin.

Il y a eu beaucoup de brutalités de la part des Forces de Défenses et de Sécurité (FDS) pendant l’état d’urgence à Labé, où se trouve le siège du projet, et à Conakry. C’est pourquoi nous avons lancé la deuxième phase du projet du nom « La Baïonnette Intelligente » parce que nous avons compris qu’il faut travailler au niveau des Forces de Défense et de Sécurité. « Sécurise les frontières au lieu de tirer sur tes frères ! » comme l’artiste Masta X l’a chanté dans une de ses chansons sur notre compilation « Paroles de Paix » en 2011. Nous avons souvent travaillé avec les jeunes, j’admire beaucoup leur courage…malgré toute cette situation difficile.

Guinéenews© : Quel regard portez-vous sur les guinéens ?

Mme Souaré Susanne : Cela me fait mal de voir la population guinéenne dans une pauvreté non méritée…dans un pays qui pourrait être absolument riche : riche d’eau, de soleil, de fruits, de légumes…et surtout de la bauxite, de l’or et de diamant…et les citoyens sont intelligents et actifs ! Pourquoi la Guinée n’avance pas ? Est-ce que c’est un grand nuage gris ou noir qui menace ce pays ? Une mauvaise étoile ou une malédiction ? Je n’y crois pas trop. Personnellement, je pense que c’est l’effet de l’exploitation des richesses guinéennes par les multinationales, doublée d’une mal gouvernance.

Guinéenews© : Cela vous fait-il mal lorsque vos proches ne vous rendent-ils pas visite en Guinée ?

Mme Souaré Susanne : On dira ici : « Ko munyagol ! » Un des principes du Pulaaku est d’accepter son destin et prendre son mal en patience. Il faut attendre, attendre, attendre, …peut-être qu’un jour la situation changera. Moi, personnellement, je pense qu’il ne faut pas toujours attendre. Il faut prendre position, s’indigner, s’engager, témoigner, dénoncer et travailler pour un meilleur avenir. J’encourage la jeunesse dans ce sens.

Guinéenews© : Donc, si la Guinée parachève sa transition, on peut s’attendre à des sociétés allemandes qui vont investir en Guinée ?

Mme Souaré Susanne : Bien sûr ! On peut ouvrir les portes et les fenêtres pour des échanges. Le monde est grand. La liberté devrait être l’avenir des guinéens. Les jeunes peuvent voyager n’importe où dans le monde. Nous sommes dans le monde de la globalisation

Guinéenews© : En Afrique, la tradition voudrait que l’épouse fasse la cuisine pour la famille. Savez-vous préparer à l’africaine ?

Mme Souaré Susanne : J’aime beaucoup le Diabéré (taro). (Elle rit aux éclats). J’aime aussi le maafè Tiga (Sauce d’arachide), le Maafè haako putè (sauce avec la feuille de patate),maafè haako Bantara (sauce avec la feuille de manioc). Je sais préparer ces sauces pour faire plaisir à des amis en Allemagne. Mais ici, je n’ai pas le temps en raison de mes services au projet. J’observe parfois quand ma nièce et les parents le font. Ma nièce Kadiatou Sylla sait bien faire la cuisine. J’ai envie d’ouvrir un restaurant avec elle dans l’avenir. J’aime beaucoup les plats africains. Je viens de rentrer d’un séjour de 2 mois en Allemagne pour un traitement médical. Le maafè Konkoé (sauce avec le poisson Konkoé) m’a beaucoup manqué en Allemagne ! Je prépare également des confitures de mangue, d’oranges et de pamplemousse, et les bananes loko avec du poisson à la braise.

A Labé nous avons un grand jardin où j’ai aussi mon « Sunture », jardin traditionnel où les femmes cultivent les légumes pour la sauce. J’ai montré aux femmes comment conserver les fruits, comme les mangues et la papaye, et aussi les tomates, les piments. Nous avons beaucoup de fruits et légumes dans notre jardin. (Elle cite autant de fruits en pular).

Guinéenews© : Avez-vous la nostalgie de la Guinée une fois en Allemagne et vice- versa ?

Mme Souaré Susanne : Bien sûr ! Parfois je me dis que j’ai la chance de pouvoir vivre deux facettes de la réalité du monde. Dans un pays très riche et capitaliste comme l’Allemagne avec toutes les possibilités comme surfer sur le net, payer tout ce que tu veux. Il y a à Berlin des parcs immenses, des espaces de sport et de loisirs, les musées, les concerts, les cinémas, tout cela me manque beaucoup ici. Il n’y a pas assez de soutien pour la culture en Guinée ! Le problème n’est pas un manque d’artistes. Il y a au contraire les vrais talents ici : les musiciens.., les peintres, les sculpteurs, les écrivains …comme Tierno Monénembo, par exemple. Il ne pouvait pas avoir son succès s’il était resté en Guinée avec son prix Goncourt pour son roman le Roi du Kahel. En Guinée, il n’y a pas de structures pour les artistes, ni pour les musiciens, les couturiers, les sculpteurs, les peintres et les écrivains… Si je suis en Guinée, j’ai la nostalgie de l’Allemagne. Et inversement aussi… A certains égards, vivre dans deux pays si différents est un véritable défi !

Guinéenews© : Avez-vous les nouvelles de vos parents en Allemagne ?

Mme Souaré Susanne : J’ai ma famille d’origine en Allemagne, mes sœurs (mes parents sont malheureusement déjà décédés), mes cousines, mes nièces et beaucoup d’amis. Et j’ai aussi une famille en Guinée à laquelle je suis liée depuis 27 ans, et c’est une grande famille…et nous avons aussi en Guinée beaucoup d’amis parce que nous travaillons ici depuis longtemps. Au fil des années j’ai appris à découvrir la richesse de la Guinée et à comprendre la pauvreté de l’Europe. Ce ne sont pas seulement les finances qui comptent dans la vie. Mais surtout les rapports entre les êtres humains, le « Dyokkere Endhan », la solidarité africaine. En Allemagne, beaucoup de personnes sont très tristes. Malgré la richesse, ils sont isolés, chacun est dans sa petite boîte. Ce qui choque le plus les africains, c’est quand ils voient la façon dont les personnes âgées sont traitées. Isolées dans des maisons spéciales, elles ont assez de soutiens pour survivre, mais manquent souvent de chaleur familiale.

Guinéenews© : J’admire l’esprit d’ouverture de votre couple. Vous donnez une belle leçon aux guinéens qui refusent la cohabitation…

Mme Souaré Susanne : On peut le voir ainsi, mais je dirais, qu’en épousant mon mari je n’ai pas pensé à la cohabitation inter-ethnique en Guinée ou en Allemagne. J’étais tout simplement heureuse d’avoir trouvé mon homme, l’homme de ma vie. Toutefois concernant la cohabitation inter-ethnique en Guinée, j’aimerais rappeler que Berlin est aussi une ville multi-ethnique avec tout ce que cela comporte comme problèmes : un passé différent, des religions et des coutumes différentes, les problèmes d’intégration…il y a les Turcs, les Russes, les Vietnamiens, les Africains et beaucoup d’autres….

Guinéenews© : Vous qui avez tant voyagé, à quoi sont dus les problèmes inter-ethniques ?

Mme Souaré Susanne : Les problèmes interethniques sont souvent inspirés par un manque de tolérance vis-à-vis de l’autre, qui a d’autres habitudes, d’autres coutumes. Il faut avoir la tolérance pour vivre avec les comportements d’un autre, qui ne correspondent pas à vos habitudes. Cela s’apprend en famille et à l’école. Il faut ouvrir l’esprit. Kassory (Fofana) a pris cette parole comme slogan sur ses T-Shirts de campagne électorale en 2010 : « libère ton esprit ! ». Nous sommes « Tous parents, tous différents.» comme disait le titre d’une grande exposition au Musée de l’Homme à Paris, que mon mari et moi ont beaucoup apprécié. Il n’y a à mes yeux aucune raison de refuser quelqu’un à cause de la couleur de sa peau, ou sa taille, la couleur de ses cheveux ou ses habillements, ses préférences et ses goûts. Cette diversité devrait être perçue comme une richesse. Nous devrions savourer la variété de ce monde que Dieu a créé !

Guinéenews© : Mais en Guinée, le problème est curieusement d’ordre politique ?

Mme Souaré Susanne : Les confrontations entre les ethnies sont souvent dues au traitement inéquitable dont elles font l’objet. Si une ethnie est discriminée il est compréhensible qu’elle se révolte et demande justice. Même au niveau des familles, si l’on traite les enfants de manière inéquitable, les brimés finiront par se révolter. L’injustice entraîne toujours les conflits. Il est donc important que tous les citoyens soient égaux devant la loi, jouissent des mêmes droits et soient soumis aux mêmes obligations civiques en fonction de leur facultés respectives.

Guinéenews© : Vous sentez vous réellement comme une guinéenne dans les rues de Conakry ?

Mme Souaré Susanne : Je ne me sens pas tout à fait étrangère ici. Je suis très enracinée en Guinée. Je suis acceptée en famille où je suis « Nénan Mawdho » – la grande mère des enfants (Elle rit aux éclats). Mais parfois dans les rues de Bambéto quand il y a tension à Conakry, quand on voit une blanche comme moi roulant dans notre 4×4 du projet, on pense que je suis un porte-monnaie ouvert aux besoins. Là je me sens en danger parce qu’à cause de ma peau blanche certains projettent sur moi leur haine contre tous les Blancs, les portoobhe ou foote selon les milieux. On projette sur moi toutes les rages qu’on a contre ceux qui exploitent le pays alors que je suis là pour aider à consolider la paix. Il m’est même arrivé d’être attaquée avec une arme blanche alors que je sortais d’une réunion avec les membres du Cercle de Consolidation de la Paix de Conakry. L’agresseur, visiblement sous drogue, extrêmement sous tension, les yeux rouges, les mains fébriles, proférant des propos orduriers… voulait tout mon argent. Grâce à Dieu et à des jeunes de Bambéto j’ai pu sauver ma peau.

Guinéenews© : Vous, qui avez grandi dans un pays qui dispose de tout, êtes-vous à l’aise au fond de la Guinée, privé d’eau, d’électricité et de confort ?

Mme Souaré Susanne : Les villages foutaniens sont d’un charme irrésistible. Je parle des endroits que j’ai découverts. Je suis née dans une grande ville à Francfort au centre de l’Allemagne. J’ai vécu à Berlin, la capitale pendant plus d’un quart de siècle. Pour nous, les Européens, vivre en campagne en Afrique est très romantique ! Les cases rondes, les vaches… Je sais traire les vaches. Pendant une partie de mon enfance, j’étais à côté d’une ferme. Ceci ne m’est pas étranger. J’ai toujours admiré la nature. Je suis à l’aise en campagne. Mais je ne voudrais pas y passer pas pour toute ma vie.

Guinéenews© : Après tant de découvertes, comment voudriez-vous mener votre vie ?

Mme Souaré Susanne : J’estime aussi beaucoup le confort et une vie qui me donne la liberté et la possibilité de voyager, découvrir le monde, parler différentes langues et découvrir d’autres cultures. Pour moi, les différentes cultures sont un grand enrichissement de la vie. Cela élargit notre horizon, nous fait connaitre beaucoup de choses que nous ignorions et permet de remettre en question nos habitudes. J’aime vivre une vie créative je suis contre la destruction du monde et de l’autre à cause de l’envi, de la jalousie de la haine. Je m’oppose à cette philosophie qui consiste à casser la gueule, torturer les gens ou les animaux, détruire les biens des autres, les édifices publics. Moi, je veux planter les arbres, construire ma maison et mon jardin et faire de la musique avec les musiciens, peindre, réfléchir à la vie, écrire. Entretien réalisé par Abdoulaye Bah pour Guinéenews©. 18 septembre 2013

Publié le Mardi 24 septembre 2013 dans Revue de Presse
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