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Le Professeur Alpha CONDE, président de la République de Guinée | Ambassade de Guinée au Canada

Le Professeur Alpha CONDE, président de la République de Guinée

Conde bio

Qui est ce nouveau Président ?

Principale figure du jeu politique guinéen par sa constance et sa détermination dans la lutte pour le changement, le président du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG), candidat de l’Alliance Arc-en-ciel, le Pr. Alpha Condé est désormais dans la galerie des héros épiques de l’imagerie populaire guinéenne glorifiant ceux qui osent exorciser un pays longtemps hanté par les démons de la République, qui ne sont autres que les diables de l’axe du mal.

En politique rien n’est fortuit et encore moins le choix des hommes. Alpha Condé est un natif, privilège qu’il partage avec Cellou Dalein mais sans pourtant lui ressembler. Même si Alpha Condé n’apparait pas comme un roturier de l’administration guinéenne à cause de son long combat pour la démocratie,  il est apparu  aux yeux du peuple de Guinée, comme l’homme providentiel capable de sauver la Guinée dans le creux de la vague et de  relever les grands défis qui sont la restauration de l’autorité de l’Etat, l’instauration de la paix et de la sécurité, la lutte contre l’impunité, le sauvetage d’une économie ankylosée, l’éradication de la corruption et la fourniture des services sociaux de base, l’eau et l’électricité.

A n’en pas douter, l’homme qui doit faire désormais face à nos défis, c’est bien sûr Alpha Condé. Humble, intègre et respectueux, le parcours universitaire et politique du candidat de l’Alliance Arc-en-ciel ne souffre d’aucune ombre, il est exhibé ici à la face de ceux qui rechigneraient encore. Né à Boké, une ville située à 300 km de Conakry, en Basse-Guinée, Alpa Condé est fils de Mamadou Condé, cadre dans l’administration française et de Saran Camara. Le couple aura six enfants, trois filles et trois garçons : Aminata, Sékou, Yaba, N’Sira, Alpha et Malick.

Après plusieurs postes dans l’intérieur du pays, la famille s’installe à Conakry dans le quartier de Madina, en 1947. Scolarisés à l’école primaire du centre, puis au collège (séminaire) des pères, à Dixxin, Alpha Condé, ses frères et sœurs sont des élèves méritants que leurs parents encouragent dans la poursuite d’études secondaires à l’étranger. A l’âge de 15 ans, muni de son brevet, Alpha Condé devient l’élève en classe de seconde au lycée Gambette (Pierre de Ferrat) de Toulouse, en France. Il poursuit son cursus à Louviers, où des relations de son père le confient au maire Pierre Mendes-France qui devient son tuteur pendant les deux ans de ses classes de première et de la première partie du bac. Alpha Condé passe ensuite son baccalauréat à  Paris, au lycée Turgot, où il se lie d’amitié avec Bernard Kouchner, l’actuel ministre français des Affaires Etrangères. Très jeune, il endosse d’importantes responsabilités familiales lorsque l’évolution  du régime du président Ahmed Sékou Touré impose une coupure entre la Guinée et la France. Il assume les responsabilités de tuteur pour ses parents arrivés progressivement en France pour y poursuivre des études.

Jeune bachelier inscrit à la Sorbonne, Alpha Condé décroche une License en sociologie avant de passer le concours d’entrée à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po, section service public), en 1963. Dans ces célèbres murs, il a, entre autres, pour camarades de promotion et amis : Pierre-André Wiltzer (futur ministre français de la Coopération) ; François Polge de Combret (future Secrétaire général de l’Elysée, sous le président Valery Giscard d’Estaing) ; un des futurs dirigeants de la Banque Lazard à New York, Jean-Paul Dessertine (de la Banque européenne) ; Jean-Pierre Chevènement ( qui deviendra  plusieurs fois ministre) ; les futurs patrons de presse André Larquié , Dominique Wallon, Etienne Mougeotte…  Avant d’obtenir successivement, un diplôme d’études supérieures, un doctorat d’Etat en droit public à la faculté de droit de Paris-Panthéon.  Là, le natif de Boké a pour camarades de promotion : Michelle Alliot-Marie (actuelle ministre française des Affaires Etrangères), André Santini (député-maire d’Issy-les-Moulineaux), Theodore Pangolos (vice-Premier ministre grec). Alpha Condé est aussi un homme de la plume.

Il s’initie très tôt à la rédaction politique à travers le journal L’étudiant guinéen avant d’écrire pour d’autres journaux et des ouvrages universitaires. Il participe à des projets pour l’organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et exprime une vision politique par le biais d’un ouvrage politique intitulé, Albanie d’Afrique ou néo colonie américaine, paru aux éditions Git-le-cœur, en 1972.

Il poursuit à travers différentes publications de brochures :

  • Quel avenir pour la Guinée, en mai 1984 ;

  • Propositions pour la Guinée, en décembre 1984 ;

  • Pour que l’espoir ne meure en 1985 ;

  • Où  allons-nous, trois ans après ;

  • Le poisson pourri par la tête.

Des journaux : le patriote créé en janvier 1985 et interdit trois ans après, Sèguèti et Malanyi. Sur le plan professionnel, Alpha Condé se lance dans la carrière d’enseignant. Il dispense des cours à la faculté de droit et de sciences économiques (Paris I-Panthéon Sorbonne) pendant 10 ans, puis à l’école supérieure des PTT. Avec l’accession de la Guinée à l’indépendance, en 1958, la jeunesse scolaire et étudiante guinéenne se retrouve incorporée à la Jeunesse du Rassemblement Démocratique Africain (JRDA). Alpha Condé qui milite au sein de l’Association des Etudiants Guinéens en France (AEGF) se retrouve alors membre de cette plus large organisation au sein de laquelle il développe une vision de l’importance de l’intégration régionale comme solution aux problèmes du continent.

Dans la fièvre de l’Afrique nouvellement indépendante, le Guinéen qu’il est, ne manque pas quelques années plus tard de s’inscrire dans l’aile progressiste  des forces politiques  alors opposées  au président Ahmed Sékou Touré. Pendant que l’opposition guinéenne plus proche des milieux conservateurs français est prête, elle, à toutes les compromissions, Alpha Condé refuse de devenir l’instrument d’une ancienne métropole alors en rupture avec la jeune République indépendante.

Pourtant après le débarquement armé du 22 novembre 1970, dans la capitale guinéenne, organisée par des opposants financés et soutenus par le Portugal, il est condamné à mort par contumace dans le procès qui s’en suit à Conakry, alors qu’il avait toujours gardé ses distances avec le Rassemblement des Guinéens de l’Extérieur très impliqué alors avec le pouvoir Gaulliste. Il devient militant au sein du Syndicat de l’enseignement supérieur (Sne-sup), cumulant les fonctions de responsable au sein de l’Association des étudiants Guinéens en France (AEGF), le président de la Fédération des Etudiants d’Afrique noire en France (FEANF), dès 1963, puis de 1967 à 1975, responsable de la coordination de la direction des groupes nationaux africains, qui supervisent les activités  de la direction. C’est au sein de la FEANF que se développent son leadership et son influence parmi les cadres africains venus de toute l’Afrique francophone. La plupart de ses pairs y occupent d’importantes responsabilités une fois de retour dans leur pays respectif et restent des alliés  importants au sein  du réseau africain  d’Alpha Condé.

En 1977, dans la foulée de la réconciliation tripartite à Monrovia, au Liberia, entre les présidents guinéen Ahmed Sékou Touré, ivoirien Félix Houphouët-Boigny et sénégalais Léopold Sédar Senghor, Alpha Condé crée le Mouvement National Démocratique (MND) avec le professeur Alfa Ibrahima Sow, Bayo Khalifa et d’autres membres fondateurs. Le MND subira plusieurs mutations de la lutte clandestine à la lutte semi-clandestine et enfin la lutte légale depuis 1991. Le MND se transforme d’abord en Unité, Justice, Partie (UJP), puis en Rassemblement des Patriotes Guinéens (RPG) et enfin en Rassemblement du Peuple de Guinée. Hors de sa patrie, le président Alpha Condé, occupera plusieurs  fonctions de cadre dirigeant d’entreprise dans le négoce international. Une fois avoir pris congé  de l’enseignement en 1977, le futur leader du RPG part rejoindre la société de négoce  international Sucres et denrées, en tant que responsable Afrique. La position lui permet d’étendre considérablement la présence et l’influence  du groupe sur le Continent en créant plusieurs filiales (en Côte D’Ivoire, au Congo, au Cameroun, au Burundi, etc.).

En 1985, Alpha Condé crée Africonsul, un bureau d’études économiques et financières  dont il est le directeur général jusqu’en 2001. Il y offre du conseil économique, financier et social aux gouvernements africains aux entreprises internationales  désireuses de travailler en Afrique et pour le compte  d’institutions internationales. La société réalise des études pour les Nations-Unies, des sociétés privées et des gouvernements (notamment celui du Congo). Alpha Condé est également missionné en tant que consultant dans le règlement de conflits politiques auprès de plusieurs chefs d’Etat de la région. C’est après l’arrivée des militaires au pouvoir en 1984 à Conakry que l’opposant historique passera une longue période d’observation avant de prendre le chemin définitif du retour au pays, le 17 mai 1991 pour son célèbre meeting du stade de Coléah. Il y est accueilli par des centaines de milliers de sympathisants, tous vêtus de T-shirts à son effigie, et venus relever le défi d’interdiction de rassemblement populaire ordonné alors par le régime militaire en place.

Conde peuple

Depuis lors, le Prof. Alpha Condé deviendra dans des circonstances difficiles,  le premier challenger du général Lansana Conté. Après la phase d’observation des premières consultations électorales de 1993, le président du RPG remporte les élections. Mais l’administration électorale annule la totalité des votes dans les grandes localités de la Haute-Guinée (Siguiri et Kankan). A cette occasion, le candidat présomptif, Alpha Condé, prône l’apaisement, demandant à ses militants  de ne pas descendre dans les rues et d’accepter ces résultats afin d’éviter une guerre civile.  Il déclare ceci: “Je ne suis pas venu en Guinée pour gouverner les cimetières”. L’homme refusera  de nombreuses sollicitations ministérielles, primature comprise pour son mouvement. En 1998, il est arrêté  en plein processus électoral, puis emprisonné sans procès équitable. Il passera plusieurs mois en prison avant d’être libéré le 18 mai 2001 suite à une prétendue grâce présidentielle sous la pression internationale. Face aux différents tripatouillages de la constitution par le pouvoir en place, Alpha Condé au sein de la Codem boycotte la présidentielle de 2003.

Après le décès du général Lansana Conté en décembre 2008,  et la prise du pouvoir par la junte  militaire, Alpha Condé milite dans les forces vives constituées de l’opposition politique, des syndicats et des acteurs de la société civile, pour la tenue d’élections justes, transparentes et inclusives en 2010. Ce sont ces élections qui ont eu lieu le 27 juin et le 7 novembre 2010 et qui ont vu la  victoire du Professeur Alpha Condé, j’allais dire le président Alpha.  Après cette victoire historique, l’Alliance Arc-en-ciel forte de plus 112 partis politiques et 571 organisations sociales, avec à sa tête le Président Alpha Condé, invite le peuple de Guinée d’accompagner désormais  le changement vers une stabilité démocratique, vers un réel développement économique et social, et vers une véritable amélioration de la vie quotidienne  de tous les Guinéens  et de toutes les Guinéennes.

Cette victoire n’est pas celle du Président Alpha Condé, mais du peuple de Guinée. C’est une victoire de feu Siradiou Diallo, du regretté  Bah Mamadou, de Jean Marie Doré du grand syndicaliste feu Ibrahima Fofana, du grand militant Lansana Kourouma, du feu Diélimandian Diabaté, de Taliby, bref, de tous ceux qui sont tombés sur le champ de bataille pour la démocratie.
Certes, le candidat de l’alliance Cellou Dalein président, n’a pas pu recueillir les suffrages nécessaires pour accéder à  la magistrature suprême, mais il reste un fils valeureux du pays et  sera d’ailleurs le vrai vainqueur de cette présidentielle, s’il acceptait la main tendue du professeur.

Konate ancien

Cette victoire, c’est aussi celle du Général Sékouba Konaté dont personne n’a pu ébranler dans la mission qu’il s’était donnée à savoir celle de l’instauration de la démocratie et la paix dans son pays pour que désormais la Guinée entre dans le concert des grandes nations les plus démocratiques et les plus civilisées. Le peuple de Guinée se rappelle encore que c’est par un sursaut patriotique que ce Général d’armée Sékouba  Konaté  s’est engagé à prendre les rênes  du pouvoir en engageant son pays sur le chemin de la démocratie, après la confusion  créée le 3 décembre 2009.  Et rien au monde ne pouvait arrêter ce vaillant soldat à réaliser le rêve de tous les Guinéens. Celui d’une Guinée  démocratique.

Ne dit-on pas que l’homme ne vaut que ce que vaut sa parole d’honneur. Il l’a dit, il l’a réalisé. Après donc un demi-siècle d’indépendance, malgré le grand retard que connait le pays, engendré par la conjonction des facteurs endogènes et exogènes, malgré tous les écueils et malgré la situation alarmante et la précarité des moyens, la Guinée est toujours un pays qui a toutes les chances de se hisser parmi les géants de l’Afrique à cause de ses potentialités économiques, culturelles et de ses ressources humaines. Mais ce qui reste à faire, c’est pour tous les Guinéens d’accepter et de participer au changement qui sera entrepris par le nouveau président qui a juré de faire de la Guinée un pays démocratique, civilisé, développé, paisible et  où il fait bon vivre.

Conde et epouse

Pour le faire, il faut que les Guinéens consentissent des sacrifices, fassent preuve d’un patriotisme exemplaire et surtout de la patience. Combattre l’ethnocentrisme de toutes nos forces, renforcer l’unité nationale, accepter l’autre, utiliser notre différence pour nous développer au lieu de nous diviser, critiquer nos leaders selon ce qu’ils font et non par ce qu’ils sont. Bref, rester positifs. Nous ne devons pas faire élire le professeur comme président de la République et  l’abandonner. Nous devons l’accompagner, l’assister et le contrôler dans son programme de développement. Cette victoire est aussi  une rupture. Elle est une occasion pour nous de tourner la page,  de changer de mentalité, de comportement dans la gestion de la chose publique et d’éviter de ressasser le passé qui nous empêche souvent d’avancer et de nous réconcilier. De ne jamais répondre la violence par la violence. C’est en pardonnant les erreurs des uns et des autres que nous parviendrons à sortir ce pays du gouffre de la misère. De la misère. Alors pardonnons et prenons un nouvel élan, car aujourd’hui et plus que jamais, les Guinéens sont condamnés à s’unir et de resserrer les rangs pour que notre chère patrie puisse désormais faire son entrée dans le concert des grandes nations. Car la Guinée avec ses immenses ressources naturelles, reste toujours un jeune Etat qui a toutes ses 32 dents, pour mordre encore dans la vie.

Alors bonne chance à notre président, notre professeur Alpha Condé et merci à notre valeureux Général!

Bangaly Condé “Malbanga” (www.guinee24.com)
Source : guinee.gov.gn/president_alpha-conde.php

Publié le Samedi 18 décembre 2010 dans Revue de Presse
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